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L'ouverture des archives vaticanes

C’est à la fin du XIXe siècle, avec l’ouverture des archives vaticanes voulue par le pape Léon XIII, qu’une étape décisive dans l’histoire de l’édition des sources pontificales se produit. Dans la décennie 1880 paraissent l’édition des registres d’Honorius III par Pietro Pressutti et les premiers volumes des registres de Clément V par les bénédictins du Mont-Cassin. Les Allemands, Anglais, Autrichiens, Belges... entament de grandes collections. Dans ce tableau d’ensemble il faut réserver une place importante à l’École française de Rome qui lance dès 1881 sa série consacrée aux papes du XIIIe s. La publication des lettres des papes d’Avignon suit, quelques années après : en 1899 sort le premier fascicule.
Les principes directeurs de ces collections expliquent certaines particularités. En premier lieu il est choisi d’éditer l’ensemble des registres ce qui implique de traiter à la fois les lettres concernant la France et celles relatives à l’étranger. Cette option explique à elle seule la lenteur relative des travaux. Afin de ne pas trop alourdir les volumes et, surtout, de ne pas ralentir trop le rythme de publication, des choix sont faits en second lieu : apparat critique allégé, résumé plutôt que transcriptions intégrales (mais cela est laissé en grande partie à la convenance des auteurs), division des lettres curiales concernant la France d’avec celles concernant l’étranger.
L’obligation pour les nouveaux membres médiévistes de l’École de participer à l’aventure explique en grande partie un départ impressionnant même si les deux guerres mondiales ralentissent considérablement l’entreprise. L’achèvement des éditions pour le XIIIe siècle survient à la fin des années 1950. L’avancée des travaux est permise par l’apport substantiel des chapelains romains de Saint-Louis-des-Français, P.-M. Vidal et G. Mollat. Par la suite le CNRS prend le relais. Une antenne, le Centre de recherches sur la papauté d’Avignon, est établie dans les années 1970, à Avignon, dirigée par Mme A.-M. Hayez, bientôt assistée par J. Mathieu et M.-F. Yvan. On doit à cette équipe l’achèvement de la publication des lettres communes d’Urbain V, le dépouillement des suppliques du même pape et celui des lettres communes de Grégoire XI.

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